Marie Laure Lecerf et Laurent Piton

Les réfugiés

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ...

Marie Laure Lecerf

Dans ce monde où tout va vite, où la barbarie prend tous les visages, j'ai ressentie ce besoin de  réhumaniser les gens, en captant de l'émotion, pour redonner un sens au regard que l'on porte sur l'autre.
Auprès des habitants de la jungle de Calais, j'ai retrouvé cette complicité, cette humanité qui nous fait du bien au corps et au cœur. Lors de manifestations j'ai tenté de les montrer tel qu'ils sont; des hommes, des femmes et des enfants qui vivent et ressentent des choses comme tout le monde.

Laurent Piton

Dans le monde de la photo amateur depuis quelques années, initialement paysages, macrophotographie, animalier ... j'ai rencontré par hasard les réfugiés de Calais et le camp dans lequel ils survivent. 
Ce camp m'a tout de suite fait pensé aux bidonvilles vus lors de voyages … Voir cela ici  m'a révolté et j'ai voulu apporter mon aide à travers la photographie, pour témoigner, dénoncer.


Ces photographies seront visibles Salle Jean Macé au côté de celles de leur association "Photos Nature et Sport. Ils donneront une conférence le samedi 7 mai à 14h00 à la Salle des Fêtes.



Au fil des années Calais a érigé la frontière sur son sol. Des kilomètres de barrières, barbelés et autre systèmes de sécurité sont désormais l’accueil réservés sur les côtes françaises.

Les barrières sont régulièrement prises d'assaut pour les "tentatives" de passage en Angleterre.
Des bouts de tissus servent à se protéger des barbelés


Chaque soir ils sont des centaines à se diriger vers le port.
Plus de la moitié sont des femmes.
L'ancienne voie ferrée est un passage "tranquille" entre la Jungle (forêt) et le port.



Le Soudan, à Calais

Une grande partie des migrants vivant sur la jungle de Calais sont des réfugiés de guerre. Beaucoup d’entre eux font une demande d’asile en France, pour facilité les démarches et leur intégration dans leur pays d’accueil, la création d’une école s’est vite imposée comme un structure vitale pour apprendre le français.
Ce jour-là, on inaugure l'école laïque du chemin des dunes. Première école totalement construite et financée par les associations et les habitants de la jungle.
Les cours sont donnés par des bénévoles, le matériel provient de dons.
Depuis d'autres écoles ont été construites. La dernière date de quelques mois et est réservée aux enfants, de plus en plus nombreux. Une bulle d'air pour ces gamins qui retrouvent pour quelques heures un semblant de vie normale.



A l’époque de cette photo, les journalistes étaient rares sur la jungle et encore plus les enfants que l’on ne voyait jamais car ils résidaient dans le camp Jules Ferry (endroit isolé, jouxtant la jungle).


Mohamed Ali

Un Soudanais du Darfour qui aujourd'hui a vu sa demande d'asile acceptée.
Vivant dans un petit camp en centre ville, il a été un des premiers à se construire une habitation sur la jungle lorsque la mairie à déclarer l’ouverture de la zone aux migrants
Il vit maintenant en région Parisienne.


Marche " pour que les morts cessent".
Article 13 de la déclaration universelle des droits de l'homme :
   1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. 
   2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.



Les femmes font leur apparition sur les manifestations depuis peu. Ce jour là, une marche pour commémorer les morts avait été organisée. Un moment de recueillement très poignant



Ce jour la, de la jetée de Calais on pouvait apercevoir les côtes Anglaises.
Les noms des exilés morts d'avoir rêvé une vie meilleure sont égrenés.
On jettera des roses blanches à la mer pour leur rendre hommage.

Une petite fille de tout juste un an découverte sur le camp

Elya

Au bout quelques semaines et après avoir sympathisé avec cette famille Iranienne le papa a voulu poser pour un étrange souvenir de son passage ici.
Suite à quelques mois de réflexions et de tentatives ils sont aujourd'hui en Angleterre.



Expulsés de force

Au petit matin les derniers camps du centre ville de Calais sont détruits, les réfugiés expulsés et priés d'aller rejoindre la "jungle", une ancienne décharge non loin du port de Calais, entre mer et rocade portuaire.

L'usage de gaz lacrymogène, matraque, canon à eau et Flash Ball est courant.





1 commentaire:

  1. Merci à Marie-Laure Lecerf et Laurent Piton de venir nous présenter leurs images prises "sur le vif" sur la jungle de Calais.
    Nos Rencontres Photographiques ont été crées aussi pour parler de l'actualité et montrer, autant faire se peut, une certaine vérité du monde qui nous entoure ... L'image qui interpelle, c'est aussi cela "CLICLAC Montignac".
    Leur conférence aura lieu le samedi 7 mai à 14h00 à la salle des fêtes dans le cadre de "CLICLAC, le village lieu de rencontres".

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